POÉSIE x GRAND PRIX ARTHUR RIMBAUD

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Primé au Grand Prix Arthur Rimbaud de Poésie 2006

( Organisé par La Maison de Poésie de Paris et le Ministère de la Jeunesse et des Sports )

X

Publié dans « Anthologie de la jeune poésie d’aujourd’hui« 

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//: poème atmosphérotique

[gang-bang céleste]

Par une nuit d’août essouflé

Aux Cieux étanches Esseulé au creux du temps Contemplatif du ciel étrange

Par ce soir chaud noir et sans heures

Je remarquai

La nuit fautive

Et la cyprine

Les pertes blanches

Sur un pli bleu

De sa grande manche

Gang-bang céleste ( Suite…)

Aux premières nervures du matin

L’aurore lovée

Branlait le jour naissant

Jusqu’à ce que le soleil

Précoce et pudique

Éjacule sa lumière 

Juteuse

Sur le monde aphasique

La Lune ravie

Ferma sa braguette

Et ses mirettes obscènes

Puis s’en alla

En prenant soin

D’embarquer avec elle

Les nuages érogènes

Miettes d’étoiles de miel et de vice.

Je ne veux même pas connaître

Le nombre d’orgasmes qui se sont produits

Le temps que j’écrive ces quelques lignes

Le jour se lève

Alors, heureux ?

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On se dit rendez-vous à la fin de ce poème

Bien sûr,

Je pourrais dire que

L’on reconnaît un élu

D’un miséreux

À ses souliers,

À l’odeur de son cirage.

Bien sûr,

Je pourrais dire que

La Fuite est le propre de l’homme ;

Opium. Chocolat noir. Tranxen 500.

Sport. Spirale(s). Débauche. Croyance.

Amour.

Bien sûr,

Au même titre que

Le Rire,

La Peur,

La Femme

Ou la Fellation,

Je pourrais dire que

La Poésie est le propre de l’Homme.

Je pourrais le dire

Mais ce serait oublier

Les Fusils,

La Musique

Et les Carnets de chèques.

Les pianos à queue,

Le Désir

Et les bombes artisanales.

Bien sûr,

Je pourrais ne rien dire du tout.

Je pourrais me taire

Mais au final,

Si vous vous êtes donnés la peine

De lire

Jusque cette ligne,

C’est que

Ce poème

N’est Pas

Si

Creux

Que

Ça.

Non ?

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